« L’on aura beau ériger des frontières, construire des murs et des enclos, diviser, classifier et hiérarchiser, chercher à retrancher de l’humanité ceux et celles que l’on méprise ou encore ceux qui nous ressemblent pas ou avec lesquels nous pensons que nous ne nous entendrons jamais. Il n’y a qu’un seul monde et nous ...en sommes tous des ayants droit. En principe, ce monde nous appartient à tous, également, et nous en sommes tous les héritiers, même si les manières de l’habiter ne sont pas les mêmes - d’où la réelle diversité des formes de cultures et de façons de vivre. Le dire, ce n’est en rien occulter la brutalité qui caractérise encore la rencontre des peuples et des nations. C’est simplement rappeler une donnée immédiate, un processus inexorable, dont l’origine se situe sans doute au début des Temps modernes, à sa voir l’irréversible emmêlement et entrelacement des cultures, des « races » et des peuples. Commencé hier, il se poursuit aujourd’hui et maintenant, et continuera à l’avenir de rendre note existence à la fois incertaine et chargée de promesses. »